Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 14 mars 2010

LE GRIOT, MEMOIRE DU PEUPLE, exposé de Valentin

 

Le griot, source de connaissance et de savoir

PICT2775.JPG


Le mot «griot» vient probablement du portugais «criado» qui signifie : éleveur, éducateur, enseignant.

Dans toutes les sociétés africaines qui sont dépourvues d'écriture, le griot est le détenteur de la mémoire.

C'est le dépositaire des souvenirs du peuple. Il lui revient de retenir et de retransmettre l'histoire, la généalogie, les contes.

Un griot s'accompagne généralement de la cora, une sorte de harpe à 21 cordes.

Ne devient pas griot qui veut : l'apprentissage se fait auprès d'un maître qui transmet la connaissance et le savoir.

On fait partie de la caste des griots ; être griot est une histoire de famille : la transmission se fait de père à fils et de mère à fille.

Aujourd'hui des griots de tout origine se rencontrent.

 

Plusieurs catégories de griots

Les Kélé Mansa Djeli

Quand un griot domine les autres, on le nomme "Béléntigui", c'est à dire détenteur du spectre.

Le Béléntigui connaît l'histoire de la fondation des villages et de toutes autres relations qui sévissent dans les communautés.

Il est le conservateur de tous les arts et de la culture propre à chaque village.

C'est le procureur et le juge de leurs conflits aux procès.

Dés lors il est apprécié par sa compétence de réconciliation, car il est le seul espoir de la cité, connaissant l'histoire de tous et de chacun.

 

Les Balafôdjeli

Griots instrumentistes

Les Séné-Djeli

Griots aux greniers pleins de termes à galvaniser le courage des grands laboureurs en saison des pluies.

Les Keliomah-Di

Pour la profondeur occulte de l'Afrique des masques mystiques, ils ont une voix de crapaud, une voix qui fait trembler le cœur quand on l'entend dans la nuit profonde

Les Kéné-Djéli

Griots spécialisés dans l'art de la circoncision, ils sont souvent de grands sorciers et de grands forgerons.

Les Serawa

Ce sont des conteur ivres de proverbes, excellents chanteur et danseurs à la fois. Ils suivent les chasseurs et les grands guerriers.

«Les vrais griots sont ceux qui sont prêts à donner des conseils très sages au roi à travers des chansons, des proverbes et des contes. S'il ne peut pas porter le message personnellement et s'adresser directement au chef, il compose une chanson très populaire qui sera chantée partout jusqu'à atteindre l'oreille du chef, et fût compris que cette chanson lui est adressée. Voilà le rôle du griot dans notre Société contemporaine.» Cheik Oumar Camara , (guinéen)

 

Les griots sont toujours accompagnés de leurs instruments

Le balafon

 

PICT2918.JPG

Instrument de percussion idiophone originaire d'Afrique occidentale. C'est une sorte de xylophone.

Les idiophones

Ce sont des instruments conçus pour produire le son par eux-mêmes. Les sons sont obtenus par percussion, par frottement ou par pincement.

Le hochet

Cet instrument essentiellement rythmique est composé d'une calebasse gourde contenant de petits gravier ou des graines qui s'entrechoquent lorsqu'elle est secouée.

La calebasse

La demi-calebasse retournée sur des coussins ou sur une bassine d'eau sert de batterie d'accompagnement pour rythmer les notes d'un luth ou les champs funèbres.

Le sistre

C'est un instrument réservé aux initiés. Ce sont en général des morceaux de calebasse percés empilés sur une ossature de tiges de bois et qui s'entrechoquent lorsqu'on les secoue.

Le kooro

Chez les San, c'est une auge en bois long évidé, qui se joue à l'aide de bâtons. Il est en permanence sur les aires de réjouissance des jeunes et sert d'apprentissage au rythme

La sanza

Cet instrument de petite dimension. Il est constitué de différentes lamelles métalliques rigides fichées ou fixées sur une petite caisse de résonance en bois.

Les aérophones

Ces instruments, appelés aussi instruments à air ou à vent, résonnent sous l'effet de la pression de l'air soufflé par la bouche du joueur. Ils fournissent un timbre naturel sans trop d'artifice si ce n'est quelquefois la recherche d'une certaine beauté esthétique extérieur.

 

LES DIFFERENTES ETHNIES DU BURKINA FASO, exposé de Sylvain

 

En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée, qui continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois non pas son nom personnel (ce que l’on appellerait en Europe le prénom) mais le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » ou « Diallo ! Diallo ! » ou « Cissé ! Cissé ! » car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres.

Avec près de 14 millions d'habitants, le Burkina Faso est un des États les plus peuplés de l'Afrique de l'ouest. La population du Burkina est composée d'une soixantaine d'ethnies. Le terme désignant les habitants du pays est Burkinabè/Burkinabès.

 

burkina_faso_ethnies.gif

Les Mossis constituent l'ethnie majoritaire (environ 53 %) et vivent dans le centre du pays. Les autres groupes importants sont à l'est les Gourmantchés (7 % de la population), au nord les Peuls (7,8 %), au sud les Bissas (3 %) et les Gourounsis (6 %), au sud-ouest les Samos (2 %), Markas (1,7 %), Bobos (1,6 %), Sénoufos (2,2 %) et Lobis (2,5 %).

Les Gourounsi

Les Gourounsi sont répartis du long de la frontière nord du Ghana jusqu'aux localités de Koudougou et Réo .Ils sont constitués de plusieurs sous-groupes répartis dans le centre-sud du Burkina-Faso. Les Kasséna, connus dans le monde pour leur architecture si originale dans la région de , Tiébélé et Leo, les Lélé ou Lyélé dans la région de Réo, les Nuni dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara, les Nounouma dans la région de Tchériba, les Sissala autour de Léo, les Ko dans la région de Siby.

La tradition orale des Gourounsi les dirait originaires de la région du lac Tchad. Les études historiques confirment en tout cas leur présence au Burkina dès le XIIe siècle.

Malgré les conquêtes de l'empire mossi à partir du XVe siècle et les raids esclavagiste de ce dernier sur les villages Gourounsi, les différentes communautés de cette ethnie ont toujours conservé leur autonomie et leur indépendance.

Les Lobi, Dagari, Gan, Birifor et apparentés

Le long de la frontière occidentale du Ghana et sur la moitié est de la frontière ivoirienne, dans l'une des régions les plus défavorisées du pays, plusieurs ethnies apparentées, au passé parfois commun, forment l'une des communautés culturellement les riches du pays. Lobi, Dagari, Gan, Birifor, Pwe et Dan se répartissent ainsi un vaste territoire autour des villes de Gaoua, Loropéni, Batié, Diébougou et Dissen. Principalement présents au Burkina Faso, ils comptent cependant de nombreux villages au Ghana et en Côte d'ivoire. Il est commun d'appeler "Lobi" cet ensemble d'ethnies sans limiter cette appellation aux Lobi proprement dit.

Les Lobi, dont le nom signifierait en Lobori (la langue des Lobi) "Enfants de la Forêt", viendraient du Ghana après avoir traversé le fleuve Mouhoun qui revêt d'ailleurs pour ces populations un caractère sacré. Considérés comme des fermiers, des chasseurs et des éleveurs, ils sont avant tout des guerriers. C'est cette réputation qui fait l'identité profonde des Lobi mais aussi de leurs cousins birifor, gan ou dagari. Tout rappelle chez eux que leur histoire s'est faite des résistances contre les raids des tribus voisines du Guiriko et du Kénédougou et des razzias esclavagistes jusqu'au milieu du XIXe siècle: leurs maisons sont des petits fortins impénétrables et l'arc et ses flèches empoisonnées, dont aujourd'hui encore les populations rurales ne se séparent pas, sont l'emblème de leurs talents guerriers.

L'histoire de la résistance Lobi est d'ailleurs très récente puisque tout au long de la période coloniale jusqu'au milieu du XXe siècle les Lobi lancèrent des raids contre les Français et leurs escouades de tirailleurs africains.

Aujourd'hui les Birifor, les Lobi et les Dagari demeurent majoritairement animistes bien que plusieurs communautés chrétiennes se soient formées ces dernières années.

La statuaire lobi est la plus célèbre et la plus belle du Burkina Faso. Alors que les Mossi ou les Samo montrent des masques extraordinaires, les Lobi pour honorer leur fétiches et les ancêtres utilisent des statuettes de bois.

PICT2398.JPGLes Mossi

Les Mossi (ou Moaaga) représentent la plus grande communauté du Faso. Ils occupent également le plus grand espace du pays : la région centrale du Burkina appelée d'ailleurs le Plateau Mossi.

La langue commune des Mossi est le Mooré

Ils constitueraient aujourd'hui 40% de la population de Burkina Faso soit environ 6 millions d'habitants.

La tradition orale, toujours importante en Afrique, permet de connaître les origines historiques et/ou légendaire du peuple mossi tout comme les lignées royales qui ont régné.

Sénoufo

Si les villages Sénoufo (ou Sénoufou) occupent l'extrême sud-ouest du Burkina, la plus grosse partie de cette communauté habite cependant au Mali et surtout en Côte d'ivoire.

Ils sont traditionnellement agriculteurs mais sont aussi reconnus comme d'excellents artisans et de légendaires chasseurs. La société sénoufo est très fortement castée et, si la modernité a tendance à affaiblir les coutumes, il demeure assez rare que deux Sénofou de castes différentes se marient : par exemple un homme de la caste des forgerons ne prendra pas pour épouse une jeune fille de la caste des agriculteurs. De même, un homme de la caste des sculpteurs ou des chasseurs ne peut théoriquement pas devenir forgeron ou d'une manière générale travailler le métal (bijoutier, ferrailleur, plombier, etc...). Cette importance des castes n'est qu'un des aspects culturels de la société sénoufou qui demeure animiste et traditionnelle. Les devins et fétichistes ont toujours un rôle important dans la vie villageoise et forment des sociétés secrètes d'initiés. Par leur intermédiaire et celui de la richissime statuaire sénéfou (l'une des plus appréciée d'Afrique de l'ouest), les ancêtres et les esprits des bois sont vénérés. Tous les jeunes garçons qui rentrent dans le bois sacré sont initiés aux croyances et aux traditions sénoufou et cette initiation demeure le ciment de la sauvegarde des coutumes ancestrales.

Femme%20Peulh.jpgLes Peulh (ou Peul)

Les Peulh sont constituée de communautés sédentarisées et islamisées (les peuls noirs) et de communautés pastorales, que l’on dit païennes (les peuls rouges). La langue commune des Peuls est le fulfude.

Les Peulh sont les pasteurs nomades les plus connus d'Afrique. Ils sont présents dans la plupart des pays d'Afrique de l'ouest (Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Burkina, Mali, Niger, Bénin, Togo ou Ghana) mais également dans certains pays d'Afrique centrale (Cameroun, Tchad, Centrafrique).Ils prennent alors le nom de burure ou bororo'en.

Au Burkina, leur zone de répartition principale se trouve dans les provinces semi-désertiques de la région du Sahel : le Soum, le Séno et l'Oudalan (Djibo, Dori et Gorom-Gorom). A Ouagadougou où vit une forte communauté, ils occupent un grosse partie du quartier de Dapoya.

Ils sont facilement reconnaissables à leur peau souvent claire et aux traits fins de leur visage.

Leur activité pastorale les met souvent en conflit avec les autres communautés du pays et des morts sont régulièrement à déplorer après des batailles rangées entre cultivateurs locaux et bergers peulh qui font divaguer leur bétail dans les champs.

Victimes d'une grande pauvreté (voir même de famines y compris ces dernières années) ils forment également la communauté la moins alphabétisée du pays. La majorité des enfants mendiants appelés "garibous" est peulh.

Aucun Peul digne de ce nom, même sédentarisé, ne saurait vivre sans s’occuper plus ou moins d’un troupeau, non point tant pour des raisons économiques que par amour ancestral pour l’animal frère, presque sacré, qui fut son compagnon depuis l’aube des temps. « Un Peul sans troupeau est un prince sans couronne », dit l’adage.

Ce peuple pasteur nomade, qui a conduit ses troupeaux à travers toute l’Afrique de la savane au sud du Sahara depuis l’océan atlantique jusqu’à l’océan indien, et cela pendant des millénaires (comme en témoignent les gravures rupestres bovidiennes des grottes du tassili découvertes par Henri lhote), constitue à proprement parler une énigme de l’histoire.

une autre communauté peul, parfois appelée "peul-mossi" vit principalement dans les zones d'influence mossi des provinces du passoré (yako) et du yatenga (ouahigouya). le révolutionnaire Thomas sankara appartenait à cette communauté.

Les Bissa

Les Bissa forment un petit groupe vivant au sud de Tenkodogo, aux frontières et de chaque côté des frontières du Ghana et du Togo dans les provinces du Boulgou et du Koulpélogo. Leur langue fait partie du groupe Mandé. Le poste frontalier de Bittou et ses belles recettes douanières et contrebandières, le barrage hydroélectrique de Bagré et la proximité de Tenkodogo ont permis ces dernières années de sortir la communauté bissa d'une pauvreté et d'un isolement dramatique.

Traditionnellement agriculteurs, les Bissa se sont spécialisés dans la culture de l'arachide dont leur terroir est le plus grand producteur du Faso. L'arachide occupe donc une certaine importance dans les coutumes villageoises : un jeune homme souhaitant prendre une épouse doit préalablement travailler dans les champs d'arachide de la mère de sa promise.

Leurs croyances animistes sont toujours très fortes même si beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui de confession musulmane. Grands amateurs de viande de chien (ce qui leur vaut les railleries amicales des autres ethnies) ils sont à l'origine de l'adage "c'est absurde de manger la viande du chien et de laisser sa tête !".

Il est également à noter une particularité de la population burkinabé d'ethnie bissa : la plus grosse diaspora burkinabé en Europe réside en Italie (environ 8000 personnes dont un millier à Brescia) et se trouve être constituée de Bissa originaires de Béquédo (le long du Nakambé) si bien que le patelin, richissime comparé aux autres bourgades burkinabé de même taille, est surnommé "Little Italy". Les guichets Western Union et caisses d'épargne en rase campagne ainsi que les poteaux électriques au milieu de la brousse témoignent de l'envoi massif d'argent des immigrés bissa d'Italie.

Les Bobo et les Bwa (ou Bwaba)

Les Bobo et les Bwa sont deux ethnies apparentées du sud-ouest du Burkina-Faso. Les Bobo sont aussi appelés Bobo-Fing et vivent principalement à Bobo-Dioulasso et ses environs alors que les Bwa, nommés aussi Bobo-Oulé sont représentés plus au nord.

La langue des Bwa est le Bwamu qui fait partie du groupe des langues Gur alors que celle des Bobo-Fing est du groupe Mandé.

Les Bobo-Fing seraient environ 100 000 au Burkina Faso. Ils sont à l'origine du nom de la ville Bobo-Dioulasso. Agriculteurs, ils cultivent le millet, le sorgho et le coton. Sans gouvernement centralisé, ils sont organisés en lignages dont les membres les plus âgés forment le conseil des anciens chargé de prendre les décisions. La notion de chef leur est profondément étrangère. Les Bobo croient en un dieu Wuro, créateur de la terre et des animaux.

Les Bwa, nommés également Bobo-Oulé, résident quant à eux dans une aire partant de Pâ, non loin de la frontière ghanéenne, et remontant au nord jusqu'à la frontière malienne dans la province du Nouna en passant Houndé, Bobo-Dioulasso et par leur chef-lieu, Dédougou. Ils sont très majoritairement animistes bien qu'environ 20% d'entre eux soient chrétiens ou même musulmans.

Leurs croyances animistes et notamment leur culte au dieu Do sont à l'origine des masques en bois et en fibres d'une taille gigantesque qui sont utilisés dans les grands évènements de la vie du village. Ce n'est pas pour rien que c'est à Dédougou, en plein pays Bwa, que se tient chaque année en mars le Festival des Arts et des Masques (FESTIMA). Les Bwa peuvent y exercer leur art ancestral de la mascarade et en profitent pour présenter aux autres communautés ethniques du pays et de l'étranger leurs danses traditionnelles et leurs orchestres de percussions.

Les Bwa qui seraient aujourd'hui environ 300 000, sont essentiellement agriculteurs et font particulièrement pousser le coton dont leur terroir est un des plus gros producteurs au Burkina Faso. Les habituelles productions vivrière de la zone (maïs, sorgho, arachide, etc...) sont leur cultures traditionnelles.

 

LES LANGUES Du BURKINA-FASO, exposé de Kevin

 

carte_les_dialectes_du_burkina2.jpg

La langue officielle est le français.

Le français est la principale langue des institutions, des instances administrative, politique et juridique, des services publics, des textes et des communiqués de l'Etat, de la presse écrite, des écrivains. Il s'agit de la seul langue à l'écrit des lois, de l'administration et des tribunaux. Selon l'article 35 de la constitution du 27 janvier 1997, la langue officielle est le français.

Les langues nationales:

Familles de langues représentées au Burkina Faso:

 

Parmi la cinquantaine de langues parlées, trois langues ont le statut de langues nationales: le mooré (ou mossi), le dioula et le foulfoudé (ou fulbé appelé aussi poular ou peul, selon les régions).

Le Burkina Faso regroupe des langues des trois grandes familles linguistiques, mais la plupart des langues appartiennent soit aux langues gur soit aux langues mande.

Langues gur :

On compte 45 langues gur.

Les langues gur, une étude les divise en dix groupes dont le gourma-moore, le grousi, le lobiri, le bwamu, le senoufo et le dogon.

Voici quelques langues gur :

Biali, Kantosi, Winyé, Lobi, Moba.

Langues mandé:

On compte 14 langues mande.

Les langues mande dites mande-nord sont principalement représentées au Burkina Faso par le dioula, utilisées dans les échanges commerciaux et qui fut la langue de diffusion de l'Islam dans l'ouest du pays. On distingue les langues mande-sud, représentées par le bisa et le sâ, langue des samo.

Voici quelques langues mande:

Bambara, Bissa, Bobo madaré du nord, Bobo madaré du sud, Seeku, Jula, Jalkunan.

Programmes d'alphabétisation:

Outre les trois principales langues, il existe des programmes d'alphabétisation pour dix-neuf des langues nationales. La population est alphabétisée dans plusieurs langues: le sissala, le kassena, le gulmacema, le dagara, le lobiri, le san, le sonraï, le tamachek, le bwamu, le cara, le zarma, le haoussa, le cerma, le samogo, le bobo, le bissa, le nankana, le lyélé, le sikité, le winen.

 

Les langues étrangères:

En tant que pays à majorité musulmane (près de 43%), il existe beaucoup de madrasas (majoritaires dans l'enseignement privé) où l'enseignement se fait en langue arabe, néanmoins la langue arabe semble se cantonner dans la sphère religieuse sans concurrencer le français dans la sphère publique.

Toutes les langues représentées au Burkina Faso:

Bambara

Hausa

Phuie

Biali

Jalkunan

Samo, Matya

Birifor,malba

Jula

Samo, Maya

Bissa

Kaansa

Samo du sud

Bobo madaré du nord

Kalamsé

Seeku

Bobo madaré du sud

Kantosi

Sénoufo, Nanerigé

Bolon

Karaboro de l'est

Sénoufo, Senara

Bomu

Karaboro de l'ouest

Sénoufo, Sìcìté

Buamu

kassem

Siamou

Bwamu, cwi

Khe

Sininkere

Bwamu, Láá Láá

Khisa

Sissala

Cerma

Koromfé

Songhay

Dagaari dioula

Kusaal

Tamasheq, Kidal

Dagara du nord

Lobi

Téén

Dogon, jamsay

Lyélé

Tiéfo

Dogon, tomo kan

Marka

Toussian du nord

Dogosé

Moba

Toussian du sud

Dogoso

Mòoré

Turka

Dyan

Natioro

Viemo

Dzùùngoo

Ninkare

Wara

French

Nuni du nord

Winyé

Fulfulde du nord-est

Nuni du sud

Zarma

Gourmanchéma

Pana

 

Voici quelques mots usuels en mooré au Burkina  Faso :

    • Bonjour (le matin) Neïbogo

    • Bonjour (le midi) Newindiga

    • Bonjour (le soir) Nezaabré

    • Bonsoir Neyoungo

    • Merci(beaucoup) Barka(ousgo)

    • Ton nom? Fo youré?

    • Je m'appelle..... Mam yourla...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi, 13 mars 2010

L'AGRICULTURE COMMERCIALE AU BURKINA FASO, exposé aurélien

carte culture commerciale BF.jpg

Au niveau économique, le Burkina Faso se caractérise par une forte prépondérance de l’agriculture. Elle représente d’après les chiffres de la Banque Mondiale le tiers de leurs Produits Intérieurs Bruts et occupent 60% des travailleurs de ce pays. Le Burkina Faso est un grand producteur de céréales.

Le coton est la plus grande culture d'exportation.

Le riz, céréale plus onéreuse, consommée surtout en ville, est exportée en partie.

Les autres cultures de rente sont : l’arachide, le sésame, la canne à sucre, la noix de karité (produit de cueillette), le soja, la noix de cajou et la gomme arabique.

Le principal produit d'exportation de ce pays demeure le coton, qui fournit à lui seul d’après le Fond Monétaire International 20% de leur PIB. Les produits agricoles, notamment le coton jouent un rôle primordial dans l’économie du Burkina Faso, aussi depuis leur adhésion à l’OMC en 1995, le Burkina Faso s’efforcent de défendre leurs intérêts économiques.

 

Le Coton

coton_05.jpgLe coton est cultivé dans plusieurs régions du pays, notamment à l’ouest, dans les Hauts Bassins et la Comoé, au centre et à l’est. Avec une production de 760 000 tonnes en 2006/2007, le Burkina est le premier producteur de coton d’Afrique.

 

La production de coton est en partie transformée sur place (égrenage, filage et tissage, notamment dans le complexe textile de Koudougou) et en partie, exportée vers l’Extrême-Orient et l’Europe.

La culture du Burkina Faso est pratiquée par plus de 250 000 exploitations agricoles dont plus de 350 000 producteurs de coton.

 

Au Burkina, la période de semis se situe entre mai à juillet et la récolte du coton se fait à partir du mois d’octobre. La culture du coton au Burkina est pluviale et est pratiquée dans des exploitations agricoles de type familial.

Depuis septembre 2004 avec la libéralisation, le secteur est animé principalement par:

  • Trois sociétés cotonnières;
    - Une organisation forte de producteurs;
    - Une interprofession regroupant deux familles professionnelles qui sont l’APROCOB et l’UNPCB.

 

Karité

karite-2.jpgLe Burkina Faso est le deuxième producteur mondial de karité (aussi appelé arbre à beurre). Selon la pluviométrie, entre autres facteurs, ce petit pays de l'Afrique de l'Ouest produit de 40 000 à 80 000 tonnes d'amandes de karité par an.

Celles-ci, réputées pour leur haute teneur en matières grasses, sont utilisées localement pour la cuisine, la pharmacopée et la cosmétologie. Elles intéressent de plus en plus les pays occidentaux pour les soins de la peau.

Traditionnellement, ces amandes sont pressées par les femmes. Jusqu'à tout récemment, ce travail harassant s'effectuait à la main ou à l'aide de presses hydrauliques (faites de crics de camions importés), mal adaptées à la tâche et souvent défectueuses. Grâce au financement du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), des chercheurs burkinabé et canadiens ont mis au point des presses à karité qui allègent le travail des femmes et permettent d'augmenter la productivité.


Le Sésame

Outre le mil, le fonio, le maïs, le haricot et les arachides, les paysans de Bomborokuy, comme ceux de leur région cultivent le sésame. Contrairement aux productions citées ci-dessus, le sésame est essentiellement une culture de rente c’est-à-dire que la majorité de la production est vendue pour l’exportation.

La production mondiale de sésame est en forte augmentation depuis 1994; elle avoisine les 2,5 à 2,8 millions de tonnes. Cet accroissement est surtout dû à une augmentation des surfaces cultivées et non à une amélioration du rendement moyen, celui-ci dépassant rarement 400 kg à l’hectare.

Le sésame est cultivé de manière significative dans plus de 60 pays. L'Afrique augmentant sa production de sésame depuis 1995 est passée au deuxième rang mondial (25%).

En temps normal (pluviométrie convenable), le Burkina Faso est largement autosuffisant mais une mauvaise année peut être suivie d’une seconde mauvaise saison fait basculer la population dans un cercle de crédit et de famine. Pour cette raison, depuis plusieurs années le développement de cultures de rente est mise en avant pour permettre aux agriculteurs de diversifier leurs productions et d’en vendre une partie.

 

7486575dbb.jpg

 

LES MALADIES TROPICALES, exposé de Wancélas et Steven

Pour partir au Burkina Faso il faut se faire traiter contre le Paludisme, il y a aussi un vaccin obligatoire qui est celui de la Fièvre jaune. Par la suite des vaccins sont conseillés : Diphtérie , l'hépatite A et B , Tétanos , Typhoïde , la Rage, Poliomyélite , Infections à méningocoques. Deux milliards d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés et on estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année.

Le paludisme

paludisme.jpgLe paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique. Il est aussi appelé malaria touche plus de 90 pays, 2 milliards 400 millions de personnes exposées, 1 000 000 de décès par an. Le paludisme est la plus fréquente des infections parasitaires observées dans le monde.

La transmission du parasite se fait par piqûre d’un moustique , l’anophèle femelle . Le parasite est présent dans toutes les régions intertropicales chaudes et humides, à l’exception des Antilles françaises, de Tahiti, de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie.

Les signes de la maladie : Il survient 8 à 20 jours après la piqûre du moustique. Il se manifeste par une fièvre élevée accompagnée de douleurs diffuses (maux de tête, courbatures) et de troubles digestifs (nausées, diarrhées).

Des signes de gravité peuvent être présents à ce stade :

  • Troubles de la conscience
  • Ictère (teint jaune de la peau et des muqueuses) précoce et marqué

Ils évoluent de façon caractéristique en 3 phases successives :

  • Début brutal marqué par des frissons intenses.
  • Suivi de pics fébriles (température corporelle à 40-41°). L’état du patient est alarmant.
  • Et enfin sueurs abondantes précédant la disparition totale de la fièvre.

Ces symptômes peuvent apparaître 7 jours après la piqûre infectant, mais parfois au bout de plusieurs semaines

Comment s'en protéger ?

  1. En suivant le traitement préventif prescrit par le médecin avant le voyage.
  2. En évitant les piqûres de moustiques pour cela :
  • Utilisez des répulsifs cutanés par exemple à base de DEET à étaler régulièrement sur les zones de peau découverte plus particulièrement en fin de journée et la nuit
  • Portez des vêtements longs et clairs couvrant bien les jambes et les bras, si possible eux-mêmes imprégnés de répulsifs.
  • Installez des moustiquaires aux portes et aux fenêtres.

DEET : Substance la plus utilisée au monde dans les produits destinés à se protéger contre les piqûres d'insectes

fièvre jaune.jpgFièvre jaune

La fièvre jaune, parfois appelée vomi noir ou peste américaine, est une maladie virale aiguë. L'homme est contaminé par un moustique infecté.

Les symptômes de la maladie :

L'incubation est de 1 à 6 jours. Une seule piqûre de moustique suffit pour contaminer une personne. La maladie débute brutalement avec des syndromes grippaux intenses. Au début, le malade est dans la "phase rouge" : la face est congestionnée. Après une rémission de 24 à 48heures, survient la deuxième phase : le foie et les reins sont atteints avec fièvre, jaunisse, nausées, diarrhée, douleurs abdominales, vomissements sanglants , urines rares, albuminurie. La mort est fréquente avant le 15ème jour.

Congestion : La congestion est l'augmentation brusque de la quantité de sang contenue dans un organe ou une partie du corps.

Traitement : Le traitement repose sur l'isolement du malade. La mortalité est de 50% pendant les épidémies alors qu'elle n'est que de 5% dans les zones d'endémie. La vaccination antiamaril représente la protection la plus efficace face à la Fièvre jaune. La protection apparaît 10 jours après la première injection. Dans le cas d'une revaccination, l'efficacité est immédiate. Il n'existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune , on ne pourra traiter que les symptômes.

Diphtérie

La diphtérie est devenue une maladie très rare grâce à la vaccination. La mortalité était de l'ordre de 50%. Le bacille diphtérique détermine sur les amygdales la formation d'une "fausse membrane" et sécrète une toxine neurotrope responsable de paralysies.

Les symptômes de la maladie : Les signes de débuts sont banals : une légère fièvre, une gorge vaguement rouge. L'enfant est pâle, fatigué, la fièvre reste entre 38° et 39°C. Spontanément, la fausse membrane s'étend progressivement au fond du pharynx. L'extension au larynx provoque le "croup". La toxine entraîne des paralysies des paralysies oculaires, du diaphragme puis des membres. Sous l'influence du traitement, l'évolution est rapidement arrêtée, les fausses membranes se décollent et la gorge retrouve un aspect normal en 48 heures.

Traitement : il repose sur le sérum anti-diphtérique en injection intramusculaire. La vaccination anti-diphtérique est le seul moyen d'éradiquer cette grave maladie.

Typhoïde

Qu'est-ce que c'est ?

La typhoïde infecte près de 17 millions de personnes par an dans le monde. Environ 600 000 en meurent. La typhoïde est généralement curable, mais certaines souches bactériennes deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques. La fièvre typhoïde est une infection bactérienne.

Cause : La typhoïde est généralement transmise par l'eau ou les aliments, sensiblement de la même façon que le choléra. Les personnes infectées excrètent des bactéries vivantes dans leurs selles et leur urine. Elles sont généralement contagieuses pendant quelques jours avant que des symptômes se manifestent, aussi ne savent-elles pas qu'elles devraient prendre des précautions particulières. Si elles ne se lavent pas convenablement les mains, la typhoïde peut être transmis aux aliments ou à l'eau et de là infecter une autre personne.

Symptômes : Les symptômes apparaissent généralement une ou deux semaines après l'infection, mais peuvent prendre jusqu'à deux mois avant de se manifester. La typhoïde entraîne une fièvre élevée et soutenue,allant souvent jusqu'à 40°C (104°F) et un épuisement extrême. D'autres symptômes habituels sont :

  • céphalées
  • constipation
  • douleurs d'estomac
  • perte d'appétit
  • toux

Les symptômes qui apparaissent plus rarement :

  • apathie
  • délire
  • diarrhée
  • saignements par le rectum tâches roses transitoires sur le tronc

Avec un traitement aux antibiotiques, les symptômes commencent à régresser après 5 à 7 jours, mais sans traitement ils continuent de s'aggraver pendant plusieurs semaines, et de 10 % à 20 % environ des personnes non traitées peuvent mourir.

Complications : Beaucoup de personnes souffrent de légers saignements intestinaux, qui ne sont graves que dans une petite minorité de cas. Le danger premier de la typhoïde, ce sont les perforations de l'intestin grêle qu'elle provoque, par lesquelles la bactérie se répand dans la cavité abdominale, causant une péritonite, souvent mortelle.

D'autres complications de la typhoïde surviennent lorsque de grandes quantités de bactéries s'introduisent dans le sang circulant, provoquant une bactériémie. Elles peuvent atteindre les poumons, provoquant une pneumonie, ou l'enveloppe du cerveau, les os, les valves du cœur, les reins, l'appareil génital ou urinaire, ou les muscles.

Prévention : La prévention de la typhoïde consiste essentiellement à éviter les aliments et l'eau contaminés. Ces mêmes règles d'hygiène vous aideront également à vous protéger contre des maladies telles que le choléra et l'hépatite A, qui sont transmises de la même façon. Suivez ces conseils afin de minimiser vos risques :

Cuisez bien tous les aliments et mangez-les pendant qu'ils sont chauds.

 

  • Éloignez les mouches des aliments.
  • Épluchez tous les fruits et les légumes avant de les manger.
  • Faîtes bouillir ou désinfectez toute eau avant de la boire - des comprimés désinfectants sont disponibles dans les pharmacies, ou buvez des breuvages embouteillés commercialement.
  • Méfiez-vous des aliments dangereux - crustacés, salades, fruits et légumes crus
  • Méfiez-vous des glaçons, des crèmes glacées et du lait non pasteurisé, qui peuvent être infectés.

 

LA NATURE ET LE SACRÉ, exposé de Pierre

Au Burkina Faso, les habitants ont des rituels et des croyances proches de la nature. Les Burkinabés ont des baobabs sacrés, des crocodiles et des caïmans. Ces animaux représentent symboliquement la création de la vie, de la justice et de la tranquillité. Ces animaux respectent réciproquement les Burkinabés, les crocodiles et les caïmans ne mordent jamais les habitants des villages aux alentours.

En pays mossi, certains mythes font référence aux origines des peuples qui vinrent s'installer dans la boucle du Niger au terme de longues migrations. Les rituels permettent d'unir les hommes au sein d'un même clan et de fixer les règles de vie. Les rituels servent aussi à unir les hommes à la nature.

silures sacrés de Dafra.jpgLa marre aux poissons sacrés de Dafra :

La marre aux poissons sacrés de Dafra est un lieu de culte situé a proximité de Bobo. Cette marre héberge des silures sacrés (gros poissons chats). Les bobolais viennent y effectuer des sacrifices (poulets, moutons...) pour obtenir des conseils ou exhausser un vœux. Pour s’y rendre, on doit parcourir quelques kilomètres sur une route un peu chaotique. Arrivée à la marre la végétation est très luxuriante.

Pics de Sindou :

Les pics de Sindou sont des rochers de forme géologique intéressante du Burkina Faso qui se trouvent près de la ville de Bobo-Dioulasso, à environ 40 km à l’ouest de Banfora. Les rochers en grès de Sindou s’élèvent dans le ciel en longues aiguilles tordues et sculptées par le vent. Site mystique et sacré chez les Sénoufos, un peuple du Burkina.La pluie et le vent ont ensuite façonné cette roche. Les pics de Sindou sont le prolongement de la chaîne de grès qui forme la falaise de Banfora.

La mare aux crocodiles sacrés :

La mare aux crocodiles est située dans un village de 1500 habitants Bazoulé à 30 km de Ouagadougou, la mare est en eau toute l'année, même en fin de saison sèche, grâce à une digue et surtout grâce à un forage récent qui permet de l'alimenter en cas de pénurie. La mare d'environ deux cents mètres de diamètre est peu profonde, elle abrite plus d'une centaine de crocodiles. Le crocodile est un animal sacré car, on dit que lorsqu'un crocodile meurt ou est tué, ceci annonce la mort d'un ancien du village.

Animal sacré, le crocodile est l'animal totem des habitants. Animaux et habitants se respectent et il n'y a jamais d'accident. Le crocodile fait l'objet de sacrifices rituels. Un petit autel, près de la mare, témoigne de ces cérémonies coutumières.

Chaque année, une série de fêtes est organisée pour assurer la prospérité. Des sacrifices de coqs, ânes et boucs.

Autrefois, lorsque la mare était à sec, les crocodiles se rapprochaient des habitants car il faisait moins chaud près des habitations, en pleine chaleur, les crocodiles préfèrent la fraîcheur de l'eau. Les cris des poulets affolés vont les attirer sur la berge, ils seront ensuite dévorés.

Les guides des environs connaissent bien les méthodes d'immobilisation ce qui permet de toucher aux crocodiles sans aucun danger. Quelques vieux spécimens se laissent même asseoir dessus.

caiman sacré de Sabou.jpgLa mare au Caïmans Sacrés de Sabou :

La mare au Caïmans Sacrés de Sabou, est un endroit charmant où l’homme et l’animal se respectent mutuellement. La Mare au Caïmans Sacrés est située dans le village de Sabou à 80 Kilomètres de Ouagadougou sur la Route dite de Bobo. La Mare est peuplée par des Crocodiles normalement dangereux mais qui dans cette mare sacrée se révèlent inoffensifs.

Les caïmans sont attirés près de la berge grâce à un poulet.

La Mare aux Caïmans Sacrés de Sabou est un site sacré depuis longtemps pour les habitants de la province du Boulkiemdé, selon les histoires rapportées par les Anciens, il y a très longtemps de ça, un ancêtre des habitants de Sabou, qui était un chasseur, était perdu en brousse sans aucune source d’approvisionnement en eau. Assoiffé et affamé, au bord de la mort, un caïman est venu lui donner quelques gouttes d’eau provenant sa longue queue restée humide. Ainsi sauvé, le chasseur transporta le caïman jusqu'à la mare sacrée de ce qui allait devenir Sabou et de gratitude lui jura protection. Depuis ce temps, les crocodiles sont sacrés à Sabou et ils vivent en Harmonie avec la population.

baobab sacré.jpg

Les baobabs sacrés :

Les baobas sont vénérés au Burkina car les grands prêtres prient dessous pour contacter les esprits des ancètres en plus cet arbre est signe de justice car il faut en planter un et justice sera faite dans le village ou il est planté.

 

L'AGRICULTURE VIVRIERE, exposé de Jonas

Sans titre.jpg L'agriculture est l'activité économique la plus importante du Burkina Faso, car elle fait vivre plus de 10 millions de Burkinabé et occupe plus de 84,1% de la population active.

A la différence des autres pays de l'Afrique de l'ouest, le Burkina Faso se consacre essentiellement à la culture vivrière, avec pour objectif d'arriver rapidement à une complète autosuffisance alimentaire de ses populations.

Elle connaît de grandes difficultés sur le plateau Mossi en raison de la pauvreté du sol et de l'aridité du climat.

Les céréales cultivées

Les céréales (mil, maïs, sorgho, riz, fonio (ou petit mil) constituent l’essentiel des cultures vivrières et occupent près de 83% des surfaces cultivées.

La production dépasse 3 millions de tonnes depuis quelques années, soit 4,1 millions de tonnes pour la campagne 2007/2008.

Des zones sont réservées au sorgho ou gros mil dans les régions plus arrosées comme au Sud. Au Nord, le petit mil est cultivé dans les régions sèches et sur les sols sableux.

Chez les Mossi les deux céréales mil et sorgho sont associées dans le but d'assurer un minimum de récolte, au cas ou une vague de sécheresse intempestive viendrait s'abattre sur le pays.

Dans le sud-ouest (pays Turka, Gouin), Sénoufo et Lobi ), du riz, de l'igname, la canne à sucre (avec 400 000 tonnes par an transformées en sucre par le SOSUCO, à Banfora), sont cultivées car c'est une région très humide.

Le riz représente 1,4% des surfaces céréalières cultivées avec une production de près de 100 000 tonnes l’an. De nombreux aménagements hydro-agricoles ont été consacrés à la riziculture, notamment à Bagré, Sourou…

Le riz qui est une céréale plus onéreuse est consommée surtout en ville et exportée en partie.

Mais la production de riz ne couvre pas la demande sans cesse croissante, d’où la nécessité d’en importer

Les autres cultures vivrières sont les tubercules (igname, patate, manioc), le niébéigname.jpg

Parmi les autres cultures vivrières il y a le maïs (près de 370 000 tonnes par an), ainsi que le manioc et l'arachide...

Malgré tous ces efforts pour développer la production, le pays n'arrive pas à être auto suffisant dans le domaine vivrier et doit importer plus de 12000 tonnes de céréales par an.

Les fruits et légumes constituent une filière en développement avec des cultures telles que : le haricot vert, la tomate, les oignons, les mangues, les bananes, les agrumes, etc.

Le rôle des femmes dans l'agriculture vivrière

Au Burkina Faso, il y a environ 95% des femmes qui pratiquent l'agriculture de subsistance.

Ces femmes utilisent des techniques très rudimentaires et elles jouent un rôle important dans l'utilisation et la gestion des ressources forestières.

Les femmes travaillent dans le secteur agricole et s'occupe des tâches domestiques ainsi que la transformation et la préparation des aliments, elle y consacre près de dix heures par jour. Elles travaillent beaucoup car l'accès à l'eau et au combustible est limité.

Dans la famille et dans la communauté, les décisions sociales et économiques sont ordinairement prises par les hommes et les anciens.

Bien que la vie publique soit dominée par les hommes, on constate, depuis les années 80, l'émergence d'un nombre croissant de groupes féminins s'occupant de promouvoir les intérêts des femmes.

samedi, 06 mars 2010

LES ROYAUMES MOSSI (OU MOSSE), exposé de Kalvin

mossi.gifLes Mossi forment une population de la boucle du Niger qui parlent une langue nigéro-congolaise du groupe de l'Afrique de l'Ouest. Vivant traditionnellement de l'agriculture et de l'élevage, ils ont historiquement joué aussi un important rôle commercial, en voyageant et en colportant à travers tous les pays de la boucle du Niger leurs produits : bandes de coton tissées dans le pays, cuivre travaillé, noix de cola, etc.

A partir du XIe ou au XIIe siècle, les premiers royaumes mossi se sont constitués : le Gourma, le Mamprousi, le Dagomba, le Yatenga et le royaume de Ouagadougou. Ce dernier devint rapidement le plus influent. Il était dirigé par le mogho naba, à la fois roi et magicien.

A partir du XIIIe siècle, les Mossi ont constitué deux États, ou plutôt deux fédérations d'États, dans la partie centrale de la boucle du Niger, là où la densité de la population semble avoir toujours été considérable et où elle dépasse, de nos jours, celle de toutes les autres régions du Soudan.

Aux XIIIe et au XIVe siècles, ces royaumes s'opposèrent aux grands empires de la boucle du Niger (Mali et Songhay) dont ils n'hésitaient pas à attaquer et razzier les marges, quand ils ne s'enfonçaient pas plus profondément. La puissance de leurs armées permit aux royaumes mossi de préserver l'essentiel de leur indépendance. Mais, à la fin du XVe siècle, l'Empire Songhay établit sa suprématie sur la boucle du Niger, mettant fin aux chevauchées des Mossi.

Jaloux de leur pouvoir, les rois mossi s'opposèrent toujours à une unification du pays mossi. Mais ces royaumes présentaient une remarquable cohésion sociale et religieuse et une stabilité politique exceptionnelle : ils se maintinrent jusqu'à la conquête française, à la fin du XIXe siècle.

Les Mossi participèrent peu au commerce transsaharien: les grands flux d'échanges contournaient la région. Aussi l'islam ne s'implanta-t-il pas. Les Mossi furent donc beaucoup moins touchés que leurs voisins par la traite des esclaves. A la veille de la colonisation française, le centre du territoire était contrôlé par la confédération des royaumes mossi regroupant trois ensembles politiques, le Yatenga, le Wogodogo et le Tenkudogo. A l'est avait été édifié le royaume de Gurma, et l'Ouest, dominé par les souverains dioula de Kong.

 

LA LEGENDE DE LA NAISSANCE DU ROYAUME MOSSI DU YATENGA

 

MossiCavalry.jpgC’était avant la naissance de l’empire Mossi, il y a très très longtemps, au royaume de Dagomba, situé dans le nord du Ghana actuel et dont la capitale était Gambaga. Un grand Roi, Nédega régnait sur le Dagomba et assurait la paix, la sécurité et la prospérité de son peuple. Un royaume qui était fort et prospère apporte toujours son lot de jaloux et le roi était sans cesse attaqué par les peuples voisins, principalement par les razziasdes guerriers Malinkés qui habitaient plus au sud. Mais le roi et ses soldats, dont une légendaire cavalerie, défendaient vigoureusement le pays et parvenaient sans cesse à gagner les batailles.

Nédega n’avait pas encore de garçon pour assurer la descendance de son règne mais avait une fille qu’il adorait et avait chéri et élevé comme son garçon. Elle était née sous le nom de Poko mais avait grandi au contact des guerriers de son père et était une guerrière du nom de guerre de Yennenga. Le roi et ses guerriers étaient donc aidés par la princesse Yennenga, une amazone extraordinaire, qui à la tête de la cavalerie défendait et conquérait des territoires. Elle vivait comme un guerrier, comme un fils de chef, montait à cheval mieux les guerriers du Roi Nédega son père. Elle se servait admirablement bien de ses armes traditionnelles : elle lançait la sanguaie et le javelot, combattait les ennemis de sa lance, les transperçait avec les flèches de son arc. Elle menait au combat les guerriers et la cavalerie de son père le Roi Nédega.

N’ayant pas de fils et éperdument fierde la princesse Yennenga qui lui était si précieuse, celui-ci retardait le moment de la marier et la reine-mère Napoko en souffrait beaucoup, car c’est le rôle d’une mère que de marier sa fille. Celle-ci, pour attirer l’attention du roi, décida de semer un champ de Gombo qu’elle laissa mûrir et pourrir sans le cueillir. Le roi qui s’indigna de l’état du champ de Gombo lui demanda la raison. Elle lui répondit que l’évolution du champ est comme celle de sa fille : « si un fruit mur n’est pas enlevé, il durcit où il pourrit sur l’arbre » dit-elle. Le roi décida de se résigner et de trouver un prétendant selon la coutume.

Un jour le royaume fut une fois de plus attaquée par les Malinkés, la princesse Yennenga rassembla les guerriers de son père et après les avoir combattus, elle décida des les poursuivre. Elle arriva à rejoindre et à capturer un de leurs chefs. Sur le chemin du retour, le cheval de la princesse s’emballa et se mit à courir sans s’arrêter. Le cheval poursuivit sa course folle sans arrêt jusqu’à une rivière où il s’embourba projetant la princesse Yennenga dans la rivière. C’est en ce moment qu’un chasseur d’éléphant, répondant au nom de Rialé, qui était en brousse la repêcha et la ramena jusqu’à son campement. Après que cette dernière eut repris ses esprits et se soit remis, Rialé tomba sous le charme de la princesse Yennenga. Leur union torride, donna comme fruit un garçon qu’ils décidèrent de nommer OUEDRAOGO, qui signifie «Étalon» ou plus précisément «Cheval Mâle» en souvenir du cheval de Yennenga qui lui avait fait rencontrer Rialé.

Mais Yennenga s’inquiétait du Royaume et de son père et pressa Rialé de l’accompagner dans le royaume Dagomba. Le roi, fût très heureux de revoir sa fille, la princesse Yennenga, et accepta alors Rialé comme gendre. Quand la princesse et Rialé demandèrent à partir du royaume pour fonder leur propre village, le roi leur fit des dons de bœufs, de moutons, de chèvres, de fournitures diverses et quelques serviteurs en plus de leur confier environ trois cent sujets avec lesquels ils iront s’installer vers le sud du Burkina Faso actuel. Ils y créèrent le premier royaume Mossi (Moagha au singulier ), le royaume de Tenkodogo ( La veille Terre).

Le fils de Yennenga, premier Mogho Naba, Naba Ouedraogo continua de règner sur ce royaume et eut lui même deux fils (des Nakomsé) : Naba Rawa et Naba Zoungrana.

Naba Rawa se dirigea vers le Nord d’où il chassa les Dogons qui migrèrent vers le Mali, et créa le royaume mossi du Yatenga avec pour capitale Ouahigouya.

Le second resta dans le royaume de son père et le consolida. Un cousin de Ouedraogo, Diaba Lompo partit vers l’Est et créa le royaume du Gourma près de l’actuel Fada N’gourma. Ce dernier royaume ne fait actuellement plus partis officielement de l’empire Mossi, mais son histoire restera attaché de près à celle de la formation du royaume Mossi issue de la descendance de Yennenga fille de Nédega Roi du Dagomba.

 

LE MOGHO NABA

mossi3.jpgDans l'histoire Burkinabè, le Mogho Naba, représentant du soleil, était grandement vénéré, souverain très respecté par les Mossi, est le gardien des coutumes, le chef suprême de l'administration, de l'armée et de la justice. Il est traditionnellement choisi par les hauts dignitaires de la cour dans la descendance d'Oubri ou Wubri.

Oubri était le petit fils de Ouedraogo, fondateur du royaume Mossi au XIIIe siècle et fils de la légendaire Yennenga. Oubri, premier Mogho Naba, a fondé la ville de Ouagadougou. D'après Titinga Frédéric Pacéré , le Mogho Naba est choisi parmi la descendance mâle du dernier Mogho Naba par les membres du conseil.

Dans la tradition, il est considéré comme tout puissant avec droit de vie et de mort sur les habitants de Ouagadougou et de l'Oubritenga. Dans la pratique, son pouvoir était soumis à la coutume et à la loi des pères. Il personnifie l'empire et incarne son unité mais le pouvoir est en réalité entre les mains de la cour de Mogho Naba, ministres qui prennent les décisions et gouvernent le pays. Cette organisation complexe des pouvoirs est matérialisée chaque vendredi lors de la cérémonie du faux départ du roi.

Le Mogho Naba n'a pas d'autorité sur les autres royaumes de Tenkodogogo, de Fada N'Gourma, de Boussouma et de Ouahigouya dont les souverains seraient comme lui descendants de Yennenga, la légendaire princesse fondatrice des royaumes mossi du Burkina Faso. Jusqu'en 1947 les souverains de ces quatre royaumes ne pouvaient ni se rencontrer entre eux, ni rencontrer le Mogho Naba de Ouagadougou. Aujourd'hui cet interdit est levé et les souverains se rencontrent souvent.

Actuellement, le Palais du Mogho Naba n'est pas ouvert au public. Le Mogho Naba peut également accorder des entrevues, entouré de tous ses ministres que sont:

  • Le Tansoba, deuxième personnalité de l'empire, chef de la guerre ne résidant pas à ouagadougou. Il devra mourir sur le champ de bataille en cas de défaite.
  • Le Ouidi Naba, chef de la cavalerie.
  • Le Goungha Naba, chef de l'infanterie.
  • Le Baloum Naba, l'intendant et porte parole de l'empereur. Son ancêtre était un neveu de la famille du Mogho Naba.
  • Le Larlé Naba, chef des tombes royales.
  • Le Kamsonghin Naba, chef des eunuques.
  • Le Dapoya Naba, chef de la sécurité du Mogho Naba.

LES DIFFERENTS EVENEMENTS DE LA VIE AU BURKINA FASO, exposé de Jordan

Dans tous les groupes ethniques du Burkina, les faits et événements marquant la vie de l'individu ou de la communauté sont régis par des normes qui puisent leur légitimité dans un ensemble de valeurs auxquelles tout le monde s'identifie et s'en réfère,

Ces valeurs, fondées sur les traditions dont sont respectueux les Burkinabé, déterminent la conduite de l'individu où qu'il se trouve, dans un pays ou à l'étranger, dans son clan, dans sa famille.

La famille, au delà de l'époux et des enfants, englobe le lignage, et le clan. Le point d'attache des membres peut être le patronyme, le nom, le lieu de résidence, les autels, les rites etc.

Où qu'ils soient , la solidarité et le respect des traditions familiales régissent la vie des burkinabé. L'acceptation et l'application de ces valeurs dans le vécu quotidien, leur confèrent une réputation d'intégrité d' où le nom Burkina Faso (Pays des hommes Intègres), donné au pays.

 

La Naissance

fetiche koro jumeaux.jpgIl y a tout un rituel autour de la naissance de jumeaux car ils sont considérés comme des génies, ou des esprits. Un fétiche spécialement pour les rites accompagnant la naissance de jumeaux.

Il est formellement interdit à un visiteur de demander où se trouve le cimetière.

Ce style de vie est ancré dans la mentalité des villageois qui ne sont pas prêts à habiter ailleurs malgré les conditions qui sont très pénibles. Il constitue l'un des patrimoines du Burkina et de nombreux visiteurs y vont pour découvrir et comprendre l'historique et l'organisation du village.

Le MariageMasque de la jeune fille 01.jpg

Le mariage, selon le code civil burkinabé, est l'union légitime d'un homme et d'une femme reposant sur un échange de consentement, contractée devant l'officier de l'état civil et sanctionnée par la loi dans ses conditions de formation, ses effets et sa dissolution.

Cependant, cette définition ne saurait s'appliquer au mariage coutumier dans les sociétés traditionnelles. En effet, ce type de mariage valorise une union entre un homme et une femme suivant une pratique ancienne, constante et propre à une région donnée sans stipulations légales, conventionnelles ou contractuelles.

Dans ces sociétés, le mariage n'est pas seulement une union entre deux individus mais aussi et surtout, une alliance entre deux familles, deux communautés ou même deux peuples. Il est célébré pour maintenir et sauvegarder les biens et les liens de la famille aux dépens du bonheur de l'individu.

 

Les Fiançailles

Le processus d'aboutissement au mariage varie d'une ethnie à l'autre. Toutefois, une étude du rituel matrimonial de dix groupes (Bssa, Bobo-Mandarè, Bwaba, Dagara, Gulmanceba, Lobi, Mossé, Sanan ou Samo, Sénoufo, Yaana) permet d'en établir trois étapes : l'élection ou le choix de la fille, le temps des fiançailles et le mariage proprement dit.

 

Selon les ethnies, le choix de la fille à épouser se fait soit sur l'initiative du prétendant lui-même, de ses amis ou de sa famille.

 

Les occasions opportunes pour opérer le choix d'une future épouse sont les jours de marché, les funérailles, les fêtes, etc. Ce sont les moments et lieux que choisissent les soupirants pour échanger avec les jeunes filles dont ils sollicitent l'assentiment.

Selon la forme du mariage, on devra s'assurer de l'accord d'autres membres de la famille notamment, de celui des oncles maternels de la fille.

Le temps des fiançailles permet aux futurs conjoints de mieux se connaître et aux familles de renforcer leurs relations. Il peut durer de quelques semaines à plusieurs années selon l'âge de la jeune fille et les moyens financiers et matériels dont dispose le prétendant ou sa famille.

Chez les lobi par exemple, une fois le choix effectué, les parents du prétendant remettent par l'entremise d'un émissaire, 20 cauris (coquillages) à ceux de la promise.

Ces cauris, enfilés sur une ficelle fait de fibre de néré, sont présentés à la fille qui, si elle les accepte, marque son accord. Elle devient officiellement fiancée.

Chez les bobo-mandaré par exemple, le prétendant met cette période à profit pour effectuer des visites régulières de courtoisie à la famille de sa fiancée. Dans certaines régions, il est même invité chaque soir, à prendre sa douche dans la demeure de sa future belle-famille.

Panier de mariage mossé .jpgChez les gurmanceba dans l'Est du Burkina, la cérémonie religieuse établissant le mariage est célébrée au domicile des parents de la jeune fille. Sont présents, le chef de famille de la fille et sa première épouse, les tantes et les oncles de la fiancée et enfin, les tantes et les oncles du fiancé. Les deux fiancés ne sont pas tenus de participer à la cérémonie mais la future mariée pourra boire le breuvage offert au cours du sacrifice.

Chez les Bobo-Mandaré, le prétendant met cette période à profit pour effectuer des visites régulières de courtoisie à la famille de sa fiancée. Dans certaines régions, il est même invité chaque soir, à prendre sa douche dans la demeure de sa future belle-famille.

Chez les Gurmanceba dans l'Est du Burkina, la cérémonie religieuse établissant le mariage est célébrée au domicile des parents de la jeune fille. Sont présents, le chef de famille de la fille et sa première épouse, les tantes et les oncles de la fiancée et enfin, les tantes et les oncles du fiancé. Les deux fiancés ne sont pas tenus de participer à la cérémonie mais la future mariée pourra boire le breuvage offert au cours du sacrifice.

La journée de vendredi est consacrée à la cérémonie de fiançailles. En cette circonstance, la famille la fiancée offre en sacrifice aux ancêtres des animaux apportés par les parents du prétendant. Il peut s'agir de gallinacés, d'ovins, de caprins ou de bovins.

La dot est l'acte juridique qui fonde le mariage qui ne peut être consommé sans son versement. Elle' se présente alors comme un acte administratif traditionnel, une écriture" non alphabétique" ou plutôt une écriture dont les lettres sont des signes et des symboles parfaitement déchiffrables par l'ensemble de la société ou par des personnes initiées. Elle peut se présenter sous forme de sommes d'argent, d'animaux, de céréales, d'ustensiles de cuisine, de pagnes et de vêtements, de produits de consommation courante comme la cola et le dolo, de prestation de services (travaux champêtres, réparation de cases et autres services). Elle a un caractère sociologique pluridimensionnelle.

Du point de vue socio-religieux, la dot est l'objet de sacrifice. Présentée aux ancêtres, elle donne un caractère religieux et sacré à cette alliance où le surnaturel est pris à témoin. Elle est alors considérée comme le gérant de la sincérité, de la stabilité, de la fidélité conjugale et de la fécondité.

D'un point de vue socio-parental, c'est la dot qui détermine de façon indiscutable et efficace, le lien et le sens de la parenté dans les sociétés traditionnelles du Burkina Faso. En effet, suivant que le système serait matrilinéaire ou patrilinéaire, un enfant né du binôme "dot-mariage" sera le fils de sa mère et sa grande famille maternelle ou le fils de son père et sa grande famille paternelle.

Au niveau socio-économique, le binôme" dot-mariage" permet de composer, au sein d'une grande famille donnée, une unité de production et un lieu de production de producteurs.

Sur le plan moral, la dot est un garant de la fidélité sexuelle et de la virginité féminine pré-matrimoniale. Elle est également le lieu d'expression du consentement des deux époux car la possibilité est donnée de choisir, ou plutôt d'accepter ou de refuser un homme ou une femme ( cas chez Dagara, Lobi, mosse,Bobo-Mandarè etc.). Elle est en principe le garant de la stabilité pour le couple et présage d'un mariage réussi.

Le mariage traditionnel unit non seulement un homme et une femme mais surtout, deux familles et deux communautés. Pour cette raison, Il est préparé, célébré et vécu avec plus de sérieux afin de produire des effets au sein de la société et du couple.

Les Funérailles

MASQUE~4.JPGLa célébration des funérailles est une constance dans la vie des burkinabé. Facteur d'affluence, de cohésion sociale et de retrouvailles, elle unit les membres d'une famille et marque la solidarité du groupe.

Au Burkina comme partout ailleurs en Afrique, la famille est un bien précieux dont il faut s'attacher la protection et la bénédiction ad vitam. Elle inclut pour le couple, les enfants, le lignage ou le clan. Chaque famille possède en propre un patronyme, un nom (lignager ou clanique), un lieu de résidence (village, quartier), un ou des autels, des rites etc.

Le burkinabé, fier de sa famille, se présente toujours par rapport à ses origines dont il est très attaché. On peut le voir par les relations qu'entretiennent les membres d'une famille et leur respect des institutions et traditions familiales.

En effet, les membres vivant dans une résidence commune, cohabitent dans une solidarité qui rappelle leur origine ou leur descendance commune.

Ceux qui résident ailleurs, restent cependant d'esprit avec leur famille; ils sont en contact avec les autres membres dont ils reçoivent les visites et les nouvelles.

Le respect des traditions familiales est une constance dans la vie des Burkinabé, qu'ils soient dans leur lieu de résidence familiale ou pas, ils se retrouvent périodiquement pour célébrer des funérailles, rendre hommage à leurs morts, célébrer leurs cultes ou tout simplement se soumettre aux rîtes sur lesquels repose la vie de la famille. Dans leur vie quotidienne, ils tiennent aussi compte des interdits ou des totems de famille.

Quel que soit le groupe ethnique, le décès d'un individu est toujours ressentie comme un événement tragique et pénible, causant parfois un déséquilibre social. C'est pourquoi, l'on insiste sur la nécessité d'accompagner le mort avec tous les honneurs afin qu'il rejoigne le royaume des ancêtres.

CONSTRUCTION DES MAISONS TRADITIONNELLES BURKINABE, exposé de Jody

soukala-lobi.JPGConstruction Lobi :

L'architecture Lobi est très particulière et se révèle être la plus avancée et la plus belle du Burkina Faso. Les habitations Lobi sont constituées d'une large maison rectangulaire de type forteresse appelée soukala et dont l'entrée se situe sur la terrasse qui n'est traditionnellement accessible qu'avec une échelle que les familles peuvent retirer pour se défendre des attaques. La terrasse ainsi créée par la construction permet de dormir en plein air durant les nuits les plus chaudes précédent l'hiver. Une cour intérieure permet de protéger les animaux domestiques et de faire la cuisine.

Un Lobi choisit le terrain pour construire sa maison en fonction des rapports d’alliance qui autorisent le "prêtre de la terre" à donner un usage à une parcelle, mais également de la réponse à des rituels destinés à détecter l'éventuelle présence de forces contraires, d'ordre matériel ou surnaturel.

Les différents points d’une construction :

1- Un traceur vient tracer à la houe le périmètre de la maison, marque la porte avec un caillou posé à l’entrée, et enterré quelques éléments sacrés à l'emplacement du futur sanctuaire domestique.

2- La construction mobilise les parents, voisins pour travailler à l’élévation des différentes couches de la maison. Les murs sont constitués de 5 ou 6 bandes de terre mélangée à de la paille et à des feuilles hachées avec des excréments d’animaux, chaque bande mesurant environ 40 cm de hauteur. Les piliers en bois sont posés par les hommes tandis que les femmes s'occupent de damer le toit-terrasse. Toute la terrasse en terre battue repose sur de gros pieux en bois.

Construction Sénoufo :

cases_briques.jpgL'habitat Sénoufo est très caractéristique. On retrouve partout des cases rondes aux toits de chaumes coniques.

L'argile est le principal matériau de construction. Cette matière prélevée dans les environs immédiats du «chantier» est pétrie avec de l’eau et mélangée avec de la paille et de la bouse de vache (pour protéger la maison contre les termites).

L'argile une fois mélangée et pétrie, la construction peut s'effectuer selon deux techniques:

1- la construction en colombinage avec l'argile pétrie, on fait des "boudins" qui sont ensuite reliés les uns aux autres et superposés. A une certaine hauteur, on doit laisser le bâti sécher pendant un à deux jours avant de poursuivre la construction. La construction par colombinage peut prendre ainsi plusieurs jours.

2- La construction en briques de terre crue avec l'argile pétrie, on réalise des briques à l'aide d'un moule. Au cours de la construction les briques sont jointes avec un peu d'argile. Cette technique, plus récente, est certainement moins dure et beaucoup plus rapide que le colombinage.

Une fois que les murs sont terminés on peut faire le toit en chaume.

fabrique de briques en argile (1).JPGLes étapes de la fabrication d’une brique :

Les briques de terre sont fabriquées avec de l’argile foulée aux pieds de la construction. L’argile est mélangée avec de la paille et des excréments d’animaux. On donne la forme de la brique en mettant le mélange dans un moule. Pendant cinq jours, elles seront séchées au soleil et prêtes à l’emploi au bout de ces cinq jours. Une brique de 40/20/12 cm pèse en moyenne 13 kg. Le meilleur moyen de les transporter reste les charrettes tirés par des ânes, pour éviter de les casser.

LES RELIGIONS DU BURKINA FASO, exposé de Claire

 

Le Burkina Faso est l'un des pays les plus hétérogènes d'Afrique pour ses nombreuses croyances locales ou importées.

Le Burkinabé est profondément croyant.

sacrifice_burkina_faso.jpgCes vingt dernières années ont connu cependant de profonds changements dans la répartition des confessions déclarées

  • lente décroissance des croyances traditionnelles,

  • montée des religions importées

  • explosion des mouvements sectaires se réclamant "évangélistes".

Le gouvernement burkinabé a estimé, dans son recensement de 1996,que approximativement 60% de la population pratiquent l’islam et que la majorité de ce groupe appartient à la branche sunnite alors que les minorités restantes adhèrent aux branches chiite, tijane ou salafiste et wahhabite.

Le gouvernement burkinabé a aussi estimé que 24% de la population conservent des croyances traditionnelles animistes, que 17% pratiquent le catholicisme et que 3% font partie de divers cultes protestants.

 

Les religions et croyances traditionnelles

Une majorité de Burkinabé pratique la religion traditionnelle seule ou parallèlement à l'Islam ou au christianisme.

masquebwa.jpgCes religions traditionnelles associées aux ancêtres et/ou aux esprits avec lesquels on communique ou on rend hommage grâce à des masques, des sacrifices ou des fétiches sont englobées sous le vocable "animisme" ou "fétichisme".

Chaque communauté ethnique a ses propres croyances ancestrales :

  • Les Lobis forment l'une des communautés qui a le plus conservé sa religion traditionnelle. La vénération des esprits des ancêtres et des fétiches est le pivot de leurs croyances.

     

    La case des fétiches, située en dehors de la concession familiale, tient lieu de temple où sont pratiqués les rites d'hommage et de divination.

    Les Lobis croient néanmoins aussi en un être suprême, nommé Thagba, créateur de tous les êtres vivants.

    Ces esprits invisibles, parfois bienveillants parfois malins et sujets aux conséquences de leurs vices et vertus, exercent leurs pouvoirs sur toutes choses. Pour entrer en contact avec les esprits, chaque village et chaque hameau a au moins un prêtre fétichiste nommé le thildar.

  • Les Mossi croient en un équivalent de paradis, un monde meilleur que les ancêtres auraient atteint et qui serait en contact direct avec le monde des hommes. Ces ancêtres aident ou punissent leurs descendants et sont seuls juges pour leur autoriser l'entrée futur dans le monde des ancêtres.

    En raison de ces croyances, lorsqu'un Mossi jure sur ses ancêtres ou sur ses terres, c'est que la situation est grave. Car ses terres sont directement reliées aux ancêtres et sont un moyen d'entrer en contact avec eux. L'importance de la concession familiale, qui possède et occupe ces terres, est donc primordiale

Les Kassena, une communauté des Gourounsi, croient quant à eux en un créateur suprême à qui est dédié un fétiche au centre de chaque village.

Chaque hameau organise des mascarades et rituelles représentant l'esprit de ce créateur. Ces mascarades sont destinées à défaire les ennemis, assurer la paix dans le village et la communauté et protéger la fertilité des femmes.

Les familles possèdent en outre un autel sur lequel les objets sacrés sont réunis et les sacrifices effectués.

Chez les Sénoufo, plusieurs ancêtres et esprits des bois sont révérés. La double divinité, Maleeo et Kolotyolo sont au cœur de ces croyances.

Kolotyolo ne peut être contacté que par l'intermédiaire d'autres divinités. Maleeo, tel un juge suprême s'incarne quant à lui parfois dans des tams-tams sacrés devant lesquels voleurs et meurtriers sont jugés.

Les Sénoufo assurent de bonnes relations entre le monde vivant et le monde des ancêtres. La société secrète de Sandogo est elle chargée des oracles et de la divination, rituel important dans la religion sénoufo. L'organisation secrète de Pora est réservée aux hommes et parfois aux jeunes filles ou aux vieilles ménopausées. Sandogo est une société secrète de femmes.

Mais toutes ces croyances ont engendré certaines superstitions nuisible. Un grand nombre de femmes sont régulièrement accusées de sorcellerie et sont bannies de leur village sans possibilité de revoir un jour leur famille. Le sort de ces femmes, souvent vieilles, est le plus souvent la mendicité.

Le Centre Delwendé, financé par l'Eglise Catholique, héberge et nourrit plus de 400 femmes accusées de sorcellerie dans le quartier de Tanghin à Ouagadougou.

Toujours dans les superstitions nuisibles, on peut parler du sort réservé aux albinos. S'ils sont moins souvent découpés en morceaux qu'en Tanzanie ou au Burundi pour être revendus comme ingrédients aux sorciers, ils sont en tous cas régulièrement sacrifiés pour porter chance ou jeter un sort. Plusieurs associations s'emploient à défendre les albinos du pays contre ces crimes.

 

L'Islam.

mosquée.jpgL'islam est très clairement la première religion du pays en nombre de croyants. Avec 30 à 40% de Burkinabés musulmans.

Présent de manière éparse sur l'actuel territoire du Burkina Faso depuis le XVème siècle, l'islam n'est réellement implanté que depuis le XIXème siècle. Ce sont les Peulhs qui les premiers ont formé une communauté musulmane cohérente et chroniquement implantée.

Plus tard, les autorités françaises ont favorisé le développement de l'Islam perçu comme un allié contre certaines chefferies locales animistes hostiles à la présence française.

Comme dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest, les musulmans burkinabé se partagent en diverses confréries et courants de pensée.

  • Issues pour la plupart du sunnisme, ces confréries ont des origines géographiques et historiques variées :

  • Le courant salafiste, celui qui génère le plus d'illuminés ou d'agités, est assez peu représenté au Burkina Faso bien que son influence soit grandissante. Partisans d'une lecture à la lettre du coran, ils sont à l'origine des plus formidables preuves d'extrémisme du siècle passé et du siècle en cours.

  • Les Tidjanes, sont des marabouts sénégalais qui sont les importateurs en Afrique noire, ils sont représentés au Burkina Faso depuis 1925. Ils comptent quelques marabouts, écoles coraniques et mosquées à Ouagadougou et dans la province du Yatenga.

  • La confrérie Quadriyya, créée au XIIème siècle en Irak, est quant à elle principalement présente chez les Peulhs.

  • La Communauté Musulmane du Burkina Faso est cependant l'organisation religieuse et associative dans laquelle se retrouvent la plus grande partie des musulmans du pays.

Il permet à des néo-musulmans nés avec des croyances et des coutumes traditionnelles de se retrouver dans une pratique “tranquille” de l'islam. Pour finir, le chiisme ne compte que quelques rares membres qui tiennent quelques écoles coraniques.

Comme pour les communautés ethniques, les quartiers des villes sont souvent constitués de groupes religieux homogènes. Ainsi à Ouagadougou, un quartier comme Nemnin, quartier à forte population peulhe est très majoritairement musulman. Ces quartiers à forte proportion musulmane accueillent souvent ce qu'on appelle une "mosquée du vendredi", qui est une mosquée de plus grande taille pouvant accueillir un grand nombre de fidèles lors de la prière du vendredi.

Aujourd'hui, Peulhs, Mandingues, Marka et Touareg sont les communautés qui comptent la plus forte proportions de musulmans. Ce sont également les plus anciennement convertis à l'islam.

La religion musulmane est parfaitement bien intégrée à la vie du pays avec des mariages inter - religieux relativement courants et une participation aux évènements festifs nationaux.

Il est amusant de voir que l'extraordinaire tradition des crèches de Noël à laquelle les enfants chrétiens du pays tiennent tant s'est adaptée aux enfants musulmans qui construisent durant les fêtes de fin d'année des petites mosquées qui n'ont rien à envier aux cathédrales miniatures de leurs camarades.

Catholicisme.

Eglise de Yaba.JPGLe catholicisme est présent au Burkina Faso depuis les premiers temps de la colonisation et l'arrivée des premiers missionnaires. La première paroisse du pays ne fut cependant fondée que le 22 janvier 1900, à Koupéla, par Monseigneur Hacquart. La ville demeure d'ailleurs le foyer le plus dynamique de la vie catholique du pays.

Au cours du XXème siècle, les différentes communautés du pays, des Mossi aux Gourounsi en passant par les Lobi ou les Gourmantché, ont vu une partie de leurs membres intégrer l'église catholique. Aujourd'hui, les catholiques sont environ 1,5 millions au Burkina Faso, soit plus de 10% de la population nationale. Cette proportion tend à augmenter chaque année au détriment des religions traditionnelles.

A Ouagadougou, comme en province, les églises sont pleines, tout comme les séminaires formant les futurs religieux.

Il y a treize évêques dans tous le pays.

Comme partout en Afrique, l'église catholique contribue pour une grosse part à l'enseignement au Burkina Faso via un nombre d'écoles, de collèges, de lycées et d'établissements supérieurs en constante augmentation.

L'année scolaire 2008-2009 a compté près de 50 000 élèves inscrits dans les 200 établissements catholiques du pays, tous niveaux confondus, avec une légère majorité de filles (52%). Il y a aussi une forte réussite au BAC 65% contre 27% de moyenne nationale.

 

LES OUTILS AGRICOLES TRADITIONNELS AU BURKINA FASO, exposé d'Esteban

L'agriculture du Burkina Faso se consacre en grande partie à la culture vivrière, les agriculteurs burkinabé utilisent pour cela des outils traditionnels.

L’outillage agricole est essentiellement rudimentaire au Burkina. On note la prédominance de la daba ou encore de la houe. Ce sont des outils archaïques constitués d’un soc métallique et d’un manche en bois. La taille des manches varie selon les régions. Mais l’usage progressif de la charrue permet le développement des cultures attelées. Les animaux de traction sont généralement l’âne, qui domine, le bœuf et rarement le cheval.

L’usage des outils «modernes» tels que le tracteur, le semoir, la moissonneuse ou encore la batteuse est jusque-là réservé à quelques agriculteurs qui en ont les moyens.

BF batik F a la daba et enfant.JPGLA DABA

La daba désigne dans plusieurs langues africaines l'outil traditionnel du paysan sahélien. C'est un outil rudimentaire, ancien, produit et consommé dans un cadre d'économie locale. Ce terme a été choisi car il représente l'image d'authenticité et de travail que nous paraît refléter le peuple burkinabé. Il est vrai que cet objet est aussi le signe d'un certain "immobilisme", d'une certaine tradition séculaire. En effet, cet outil est bien plus rudimentaire que la charrue, cependant, même en dehors des considérations financières, le paysan du sahel refuse de changer, dans l'écrasante majorité des cas, de technique agraire, en vertu de la tradition familiale.

binette.jpgLA BINETTE

La binette (petite pioche) a toujours été utilisée pour biner, sarcler et désherber. La lame lourde est rectangulaire et très efficace pour les sols profonds, même si la forme et la longueur du manche varient. Les binettes à manche court conviennent mieux pour les femmes. Les femmes peuvent travailler plus vite avec des binettes à manche court et les binettes à manche long sont pas assez lourdes pour nos sols. Les femmes travaillent courbées.

un-outil-la-grande-houe.jpgLA HOUE

Sarclage à la houe Manga : la houe Manga permet de travailler superficiellement la terre après les premières pluies pour détruire à la fois la croûte de battance et les jeunes semis des adventices (mauvaises herbes). Plus tard, une légère modification permet de sarcler et butter.


L'ILER

iler2.gif

L'iler est un sarcloir à long manche. Poussé en avant, il permet d'ameublir le sol sur quelques centimètres et de sectionner les mauvaises herbes à leur base. Cet outil, typiquement sahélien, est adapté au travail de sols sableux sur de grandes surfaces.

L'ARAIRE

houe.jpg

Pour enterrer les graines jetées à la volée l'homme fabrique des araires, pendant longtemps, l'araire n'a été qu'un simple outil très modeste, en bois d'une seule pièce, tiré à la main. Par la suite, elle a été attelée à des animaux de trait ( bœufs, vaches et ânes). Elle était constituée d'une grande fourche de bois, dont l'une des branches sert à la traction (plus tard perche d'attelage), l'autre coupée court et durcie au feu sert à scarifier le sol tandis que la hampe sert de mancheron pour le conducteur. La pièce de bois qui travaille le sol pouvait être renforcée par un silex.

 

L'EAU, UNE DENREE RARE AU BURKINA FASO, exposé de Camille

Les grandes zones climatiques

On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques :

  • zone sahélienne au nord du pays : moins de 600 mm de pluviométrie par an et amplitude thermique élevées (15 à 45 degrés).

  • zone soudano-sahélienne entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C’est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.

  • zone soudano-guinéenne au sud du pays: plus de 900 mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses.

 

On distingue deux saisons inégales:

l19.jpgLa maîtrise de l'eau

Pour donner le maximum de chances de développement à leurs agricultures, les autorités Burkinabé ont entrepris une œuvre de longue haleine à la fois pour pallier les inconvénients d’un climat aride et les traditions trop archaïques de la paysannerie.

mise en place d’un projet SAAGA => nuages sont souvent bombardés pour attirer la pluie pendant la saison pluvieuse pour éviter l’irrégularité des pluies.

Pays sahélien, le Burkina Faso est en effet, trop souvent victime des sécheresses cycliques qui s’abattent sur la région ou des caprices d’une pluviométrie qui se soldent par de trop fortes précipitations ravinant toutes les bonnes terres arables.
Aussi, la ‘’maîtrise de l’eau’’ par le forage de nombreux puits, la création des barrages et de larges périmètres d’irrigation.

Ainsi, un premier grand barrage a été édifié sur la Kompienga près de Pama, à l’est du pays permettant à la fois d’offrir de l’eau aux exploitations agricoles et de créer un bassin très poissonneux où la pêche en eau douce offre d’importantes ressources. Puis un autre barrage a été aménagé à Bagré, dans l’est du pays également.


Autres actions du gouvernement : accroître le nombre de bonnes terres arables. Seulement 1/100 du territoire était jusqu’à maintenant cultivé, or il existe au Burkina Faso des millions d’hectares parfaitement propices à l’agriculture mais désertées par les paysans : les vallées des grands fleuves. Riche en alluvions, elles sont malheureusement aussi porteuse de terribles maladies comme l’onchocercose (larves déposées sur les yeux par des mouches entraînant la cécité).

 

Hydrographie

 

hydro.gif

Le Burkina-Faso, bien que formant une vaste table arasée et relativement peu arrosé, possède un réseau hydrographique particulièrement dense, Les rivières coupent les zones de collines et de falaises sans essayer de les contourner, Les régions élevées ne constituent pas obligatoirement des centres de dispersion des eaux.

Les cours d’eau ont un régime tropical qui reflète fidèlement le rythme des précipitations avec des débits faibles, voire nuls, de décembre, janvier à mi-juillet et des hautes eaux de mi-juillet à octobre, puis se situe une période de tarissement dont la durée est fonction des précipitations précédentes. Ce régime n’est pas identique partout, il diffère selon les bassins. Les cours d’eaux du Burkina-Faso se rattachent à trois bassins principaux : Le bassin de la Comoé, le bassin des Volta, le bassin du Niger :

 

  • Le bassin de la Comoé

 

Situé au sud-ouest du pays, le bassin de la Comoé couvre 18 000 km² et comprend les cours supérieurs de la Comoé et de ses affluents, le Yanon et le Léraba.
Ces rivières coulent du nord vers le sud dans des vallées, alternant des sections à faible pente avec des rapides. Elles descendent du plateau par des chutes ou des cascades : chute de Karfiguela, Tourny.

L’écoulement maximum (520 m3/s) a lieu en septembre, après les fortes précipitations d’août, et le minimum (0,7 m3/s) en mars, en fin de saison sèche.

290px-burkina_faso_carte.png

 

  • Le bassin du Niger

 

  • Le bassin du Niger se subdivise en deux zones :

    Le bassin du Banafing ou Ngorolako qui couvre 4 000 km² et se situe dans l'extrême sud-ouest du pays. Le Ngorolako prend sa source sur la partie occidentale du plateau de Bobo-Dioulasso et s'écoule en direction de l'ouest dans de larges plaines inondables avant d'atteindre le Bani, affluent du Niger qui se situe à l' Est et couvre 72 000 km².

    Ce bassin est composé de plusieurs affluents de la rive droite du Moyen-Niger.

  • Souvent ce ne sont que des chapelets de mares entre lesquelles vagabonde un oued aux bras multiples et aux berges indécises.

  • En dehors du réseau hydrographique, cette zone se caractérise par un nombre important de petites mares, permanentes ou temporaires, qui occupent les bas-fonds où elles jouent un rôle capital pour la vie pastorale.

  • Ces rivières ont des débits annuels très faibles, avec des périodes de hautes eaux réduites à un ou deux mois, suivies d’un tarissement brutal et d’une très longue période sans écoulement pendant laquelle le lit des cours d’eau peut même devenir complètement sec.

 

  • Le bassin des Volta

Ce bassin central couvre 120 000 km², soit les 2/3 du pays. Il réunit les cours supérieurs des trois Volta (blanche, noire et rouge) et de la Pendjari.

- Le Mouhoun La Volta noire :

Il naît sur le plateau du sud-ouest, à 550 m d'altitude, et coule dans un premier temps en direction du nord-est dans une large vallée aux versants doucement inclinés. Sa pente, très faible fait de sa vallée une vaste plaine inondable où elle déroule de nombreux méandres. Sa vallée se resserre et s'en caisse avant de recevoir le Wou-Hou.

- Le Nakambé La Volta blanche :

Il prend sa source dans la plaine centrale. Son lit est à peine marqué dans le relief. La direction, initialement nord-sud vire au sud-ouest. Elle reçoit la Koulounga et le Massili. La pente de la rivière est très faible jusqu'à la frontière ghanéenne

- Le Nazinon La Volta rouge :

Il prend sa source au nord-ouest de Ouagadougou ; le cours a une pente plus élevée que celle de la Volta blanche et son cours est plus encaissé.

 

L'ELEVAGE CHEZ LES PEULH, exposé de Benjamin

habitation peul.jpg

Une des richesses agricoles du Burkina est l’élevage. Le Burkina Faso possède sans doute l’un des cheptels les plus denses de la sous région ouest-africaine : près de 7 760 000 bovins, plus de 18 millions de têtes de petits ruminants (ovins, caprins) en 2006.

Mais les sécheresses qui affectent le Sahel empêchent les éleveurs (Peuls) de gérer convenablement leurs troupeaux d’une année sur l’autre. Les espèces sont variées : bovins, ovins, caprins, porcins, asins (ânes), camelins (dromadaires), équins (chevaux), volailles…

 

Le bétail est dirigé sur pied vers les pâturages plus riches du Sud avant d’être expédié vers les zones de consommation de la côte.

De plus, des pasteurs nomades (Peuls), l’élevage est pratiqué dans la zone nord-soudanienne par les agriculteurs sédentaires.

 

Les peulh des éleveurs nés

zebus (1).jpgLes Peulh ont établi des liens physiques et sentimentaux avec leur bétails L’élevage est donc le mode d’existence des peuls, et les troupeaux de zébus, qui leur confèrent leur prestige social sont sacrés, mais, transmise par héritage, cette richesse essentielle que constitue les troupeaux, nécessite de trouver sans arrêt des pâturages pour les engraisser et les vendre, ce qui, en retour, leur procure les produits nécessaires.

 

L'élevage de chèvres et de moutons n'est qu'un appoint, qui leur permet de compléter leur alimentation en protéines animales.

 

Le mode d'élevage de ces peuples est passé au cours des siècles derniers du type nomade pur, c'est-à-dire avec la recherche des points d'eau et des pâturages sans itinéraire précis, au type transhumant.

Ce dernier mode d'élevage est caractérisé par des déplacements suivant des trajets fixes et selon un calendrier constant d'une année à l'autre. Ce calendrier dépend lui même de la disponibilité de l'eau et des pâturages, qui est en fonction de l'alternance des saisons (sèche et pluvieuse .


Tradition

Chez les Peuls, comme chez les Massaïs d’Afrique de l’Est, le prestige se mesure à l'importance des troupeaux, ce qui minimise l’abattage des animaux, d’autant plus que la consommation de viande n’est pratiquée qu’en de rares occasions (mariages, naissances). Mais pour pallier le manque de protéines animales les Peuls pratiquent la saignée sur les vaches du troupeau. Le reste de l’alimentation est apporté par la consommation de miel sauvage et la consommation presque exclusive de lait de vache zébu.

Tous, femmes et enfants peuvent détenir des animaux dans un même troupeau. La descendance de la vache est offert au mari par le grand-père maternel de son épouse comme un don de naissances qui sera héritée par ces enfants.

 

Le problème des pâturages

Malheureusement, un conflit oppose les pasteurs nomades Peuls et les cultivateurs d’arachide. L’arrachage des plants de cacahuètes laisse un sol épuisé, sec et aride, qui met longtemps à se régénérer d’où l’obligation de défricher et de planter ailleurs, mais ces nouvelles zones de culture, et l’appauvrissement des anciennes, réduisent d’autant les zones de pâturage pour les troupeaux des nomades. Or les plantations appartiennent à des marabouts qui dominent la vie religieuse, politique et économique et déplacent, à leur gré, les Peuls, ainsi que le leurs troupeaux de zébus.

nos premiers Zébus (1).JPG