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L'EAU, UNE DENREE RARE AU BURKINA FASO, exposé de Camille

Les grandes zones climatiques

On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques :

  • zone sahélienne au nord du pays : moins de 600 mm de pluviométrie par an et amplitude thermique élevées (15 à 45 degrés).

  • zone soudano-sahélienne entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C’est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.

  • zone soudano-guinéenne au sud du pays: plus de 900 mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses.

 

On distingue deux saisons inégales:

l19.jpgLa maîtrise de l'eau

Pour donner le maximum de chances de développement à leurs agricultures, les autorités Burkinabé ont entrepris une œuvre de longue haleine à la fois pour pallier les inconvénients d’un climat aride et les traditions trop archaïques de la paysannerie.

mise en place d’un projet SAAGA => nuages sont souvent bombardés pour attirer la pluie pendant la saison pluvieuse pour éviter l’irrégularité des pluies.

Pays sahélien, le Burkina Faso est en effet, trop souvent victime des sécheresses cycliques qui s’abattent sur la région ou des caprices d’une pluviométrie qui se soldent par de trop fortes précipitations ravinant toutes les bonnes terres arables.
Aussi, la ‘’maîtrise de l’eau’’ par le forage de nombreux puits, la création des barrages et de larges périmètres d’irrigation.

Ainsi, un premier grand barrage a été édifié sur la Kompienga près de Pama, à l’est du pays permettant à la fois d’offrir de l’eau aux exploitations agricoles et de créer un bassin très poissonneux où la pêche en eau douce offre d’importantes ressources. Puis un autre barrage a été aménagé à Bagré, dans l’est du pays également.


Autres actions du gouvernement : accroître le nombre de bonnes terres arables. Seulement 1/100 du territoire était jusqu’à maintenant cultivé, or il existe au Burkina Faso des millions d’hectares parfaitement propices à l’agriculture mais désertées par les paysans : les vallées des grands fleuves. Riche en alluvions, elles sont malheureusement aussi porteuse de terribles maladies comme l’onchocercose (larves déposées sur les yeux par des mouches entraînant la cécité).

 

Hydrographie

 

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Le Burkina-Faso, bien que formant une vaste table arasée et relativement peu arrosé, possède un réseau hydrographique particulièrement dense, Les rivières coupent les zones de collines et de falaises sans essayer de les contourner, Les régions élevées ne constituent pas obligatoirement des centres de dispersion des eaux.

Les cours d’eau ont un régime tropical qui reflète fidèlement le rythme des précipitations avec des débits faibles, voire nuls, de décembre, janvier à mi-juillet et des hautes eaux de mi-juillet à octobre, puis se situe une période de tarissement dont la durée est fonction des précipitations précédentes. Ce régime n’est pas identique partout, il diffère selon les bassins. Les cours d’eaux du Burkina-Faso se rattachent à trois bassins principaux : Le bassin de la Comoé, le bassin des Volta, le bassin du Niger :

 

  • Le bassin de la Comoé

 

Situé au sud-ouest du pays, le bassin de la Comoé couvre 18 000 km² et comprend les cours supérieurs de la Comoé et de ses affluents, le Yanon et le Léraba.
Ces rivières coulent du nord vers le sud dans des vallées, alternant des sections à faible pente avec des rapides. Elles descendent du plateau par des chutes ou des cascades : chute de Karfiguela, Tourny.

L’écoulement maximum (520 m3/s) a lieu en septembre, après les fortes précipitations d’août, et le minimum (0,7 m3/s) en mars, en fin de saison sèche.

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  • Le bassin du Niger

 

  • Le bassin du Niger se subdivise en deux zones :

    Le bassin du Banafing ou Ngorolako qui couvre 4 000 km² et se situe dans l'extrême sud-ouest du pays. Le Ngorolako prend sa source sur la partie occidentale du plateau de Bobo-Dioulasso et s'écoule en direction de l'ouest dans de larges plaines inondables avant d'atteindre le Bani, affluent du Niger qui se situe à l' Est et couvre 72 000 km².

    Ce bassin est composé de plusieurs affluents de la rive droite du Moyen-Niger.

  • Souvent ce ne sont que des chapelets de mares entre lesquelles vagabonde un oued aux bras multiples et aux berges indécises.

  • En dehors du réseau hydrographique, cette zone se caractérise par un nombre important de petites mares, permanentes ou temporaires, qui occupent les bas-fonds où elles jouent un rôle capital pour la vie pastorale.

  • Ces rivières ont des débits annuels très faibles, avec des périodes de hautes eaux réduites à un ou deux mois, suivies d’un tarissement brutal et d’une très longue période sans écoulement pendant laquelle le lit des cours d’eau peut même devenir complètement sec.

 

  • Le bassin des Volta

Ce bassin central couvre 120 000 km², soit les 2/3 du pays. Il réunit les cours supérieurs des trois Volta (blanche, noire et rouge) et de la Pendjari.

- Le Mouhoun La Volta noire :

Il naît sur le plateau du sud-ouest, à 550 m d'altitude, et coule dans un premier temps en direction du nord-est dans une large vallée aux versants doucement inclinés. Sa pente, très faible fait de sa vallée une vaste plaine inondable où elle déroule de nombreux méandres. Sa vallée se resserre et s'en caisse avant de recevoir le Wou-Hou.

- Le Nakambé La Volta blanche :

Il prend sa source dans la plaine centrale. Son lit est à peine marqué dans le relief. La direction, initialement nord-sud vire au sud-ouest. Elle reçoit la Koulounga et le Massili. La pente de la rivière est très faible jusqu'à la frontière ghanéenne

- Le Nazinon La Volta rouge :

Il prend sa source au nord-ouest de Ouagadougou ; le cours a une pente plus élevée que celle de la Volta blanche et son cours est plus encaissé.

 

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